
Le Ruban Blanc
Le choix du « Ruban Blanc » avait, à Cannes surpris, mais signé l’audace du jury de primer un ouvrage si remarquable. Michael Haneke a aujourd’hui accompli un chef-d’œuvre, on le reconnait. Son film « Le Ruban Blanc » a, sans effet spéciaux, réussi à nous amener dans le fantastique, tout en restant ancrée dans la réalité. Les acteurs convaincants dans un portrait en noir et blanc, apportent encore plus d’éloquence au « Ruban Blanc ». Le long-métrage du réalisateur allemand sera dans les salles de cinéma ce 21 octobre.
Il est dit que l’œuvre majeure de Michael Haneke, comme un tableau de maitre, est incontestablement « Le Ruban Blanc ». Réussir en 2 h 25 à transposer toute l’émotion, la créativité et les thèmes de l’avant-guerre est impressionnant. Salutaire, même !Le réalisateur allemand nous décline un film austère avec « Le Ruban Blanc ». Il y narre les raisons pour lesquelles des enfants deviennent des bourreaux après avoir subi une discipline dictatoriale. Le thème est fort et sensible, mais « Le Ruban Blanc » ne fait pas dans la demi-mesure. Tout commence par des agressions, des disparitions, des morts violentes et inexpliquées. Pour donner plus de poids au « Ruban Blanc » qui se situe avant la Première Guerre Mondiale, le réalisateur a choisi le noir et blanc pour l’image. Il impose de même dans « Le Ruban Blanc », une voix de narrateur, celle d’un instituteur qui se souvient des années plus tard du drame. Si « Le Ruban Blanc » louche du côté des scènes de violence faite à l’égard des enfants en ce temps, là n’est pas le vrai but de Michael Haneke. Pour lui, ce long-métrage qu’est « Le Ruban Blanc » est fait pour apporter une compréhension de la violence aux cinéphiles qui le regarderont dans les salles de cinéma.
Si l’on cherche dans « Le Ruban Blanc », une explication aux comportements futurs des enfants qui grandiront pour devenir des brutes de guerre, la réponse se trouve dans les agissements des adultes. C’est là , l’un des objectifs du « Ruban Blanc », expliquer le germe du mal dans l’inconscient des adultes à cette époque, surtout à travers ce petit ruban que les jeunes portent au bras. Et quoi de mieux, qu’une sublime mise en scène et un scénario de génie pour donner sa valeur au long-métrage ! Sur fond d’étendues de prairies couvertes de neige où l’opalin est synonyme de pureté, d’innocence, se dénonce l’affreux traitement autoritaire des adultes à l’égard des enfants. Caractérisée par le ruban noué autour du bras, la dictature ne fait pas du « Ruban Blanc », un film très enchantant. Mais il ouvrira l’esprit de ceux qui le veulent. Isabelle Huppert a avec raison récompensé « Le Ruban Blanc » à Cannes.

Le Ruban Blanc
Pour les spectateurs avides de savoir l’importance qu’on accorde au long-métrage « Le Ruban Blanc », il faudra se rendre en salles de cinéma, ce mercredi 21 octobre. « Le Ruban Blanc » est une œuvre aux thèmes durs et sensibles. Mais c’est bien dans cela que réside son originalité, la raison pour laquelle Michael Haneke a obtenu la Palme d’Or à Cannes pour « Le Ruban Blanc ».
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